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Cours DCG - UE6 - Chapitre 9 - Les projets d'investissement

  • Photo du rédacteur: Florian
    Florian
  • il y a 3 heures
  • 4 min de lecture




Bienvenue chez Comprendre la comptabilité et gestion, vous trouverez des cours de comptabilité et gestion en DCG pour l'UE 6 - Finance d'entreprise. Voici une ébauche du chapitre 9 - Les projets d'investissement.


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1.    Le choix entre plusieurs projets

 

Les critères les plus couramment pratiqués sont la VAN et le TIR. Quand ils sont utilisés simultanément, notamment pour départager plusieurs projets possibles, ils aboutissent parfois à des résultats contradictoires.

 

Projet A

Projet B

VAN à 5 %

100

80

TIR

8 %

9 %

 

On remarque que le classement diffère selon le critère retenu. Il est possible de choisir de ne retenir qu’un seul de ces 2 critères. Il peut aussi essayer de résoudre cette contradiction en utilisant des critères globaux (VAN globale, VANG et le TIR global, TRIG).


Ces deux indicateurs sont des évolutions de la VAN et du TRI classiques, conçus pour corriger certaines limites théoriques, notamment l'hypothèse de réinvestissement des flux.

 

1.1.           La valeur actuelle nette globale (VANG)

 

La VANG repose sur une hypothèse plus réaliste que la VAN : les flux de trésorerie dégagés par le projet ne sont pas réinvestis au coût du capital, mais à un taux de placement spécifique (r).


La logique du calcul :


Capitalisation : on calcule la valeur acquise de tous les flux nets de trésorerie à la fin du projet (date n) au taux de placement r.

Actualisation : on actualise cette valeur globale à la date 0 au coût du capital (t).

Soustraction : on déduit l'investissement initial (C).

 

 

 Formule :

 

 


Avec p = 1.

Pourquoi enlever 1 ? Le 1er flux est généré fin N et non début N, ce qui aboutit à capitaliser sur une année en moins par rapport à la durée du projet.

 

Pourquoi l'utiliser ?

-  Elle permet de simuler un scénario de réinvestissement prudent.

-  Elle évite de surévaluer la rentabilité d'un projet si le coût du capital est très élevé.

 

Exemple :  Investissement de 80 ; F1 = 10 ; F2 = 20 ; F3 = 30 et F4 = 40. Taux de réinvestissement de 3% et de 5 % pour l’actualisation.


-80+(10*1,03^3+20*1,03^2+30*1,03^1+40)*1,05^-4 = 4,78

 

1.2.            Le taux de rendement interne global (TRIG)


Le TRIG est le taux de rentabilité réel du projet, en tenant compte du taux de réinvestissement des flux (r). Contrairement au TRI classique, le TRIG est unique et plus simple à interpréter.

La logique du calcul

Le TRIG est le taux X qui égalise l'investissement initial et la valeur acquise des flux actualisés.



  

Suite de l’exemple :


-80+(10*1,03^3+20*1,03^2+30*1,03^1+40)*(1+X)^-4 = 0


X = (103,04527 / 80)^(1/4) -1 = 6,53%


Les avantages du TRIG par rapport au TRI

Caractéristiques

TRI (Classique)

TRIG (Global)

Hypothèse de réinvestissement

Au taux du TRI lui-même (souvent irréaliste).

À un taux de marché choisi (r).

Nombre de solutions

Peut avoir plusieurs solutions (si flux alternés).

Toujours une solution unique.

Réalisme

Souvent optimiste.

Plus proche de la réalité économique.

 

1.3.             Critères de décision 


Pour qu'un projet soit jugé acceptable selon ces critères globaux :

  • VANG > 0 : Le projet crée de la valeur en tenant compte du réinvestissement.

  • TRIG > Coût du capital (i) : Le rendement réel est supérieur au coût du financement.

 

2.    Les critères non financiers 

 

En dehors des critères non financiers, d’autres considérations peuvent intervenir dans le processus de décision : flexibilité du projet, cohérence avec la stratégie, critères environnementaux, sociétaux, technologiques, suivi de la concurrence. Ces critères permettent d’avoir une approche qualitative de l’investissement.

 

Les stratégies d’enracinement. Dans certains cas, les dirigeants, afin de rendre leur éviction de la société plus difficile, vont réaliser des investissements irréversibles, pour lesquels ils disposent d’une expertise particulière. De ce fait, s’ils sont licenciés, les investissements ainsi réalisés perdent de leur valeur, ce qui rend cette possibilité plus délicate à mettre en œuvre.

 

Les stratégies à court terme. Afin de favoriser la croissance du cours boursier, certains dirigeants peuvent avoir intérêt à réaliser des investissements dont le délai de récupération est faible, au détriment de projets à plus long- terme, mais dont la VAN est plus élevée.

 

La flexibilité du projet.  Un investissement se traduit par une immobilisation de fonds pour plusieurs années. Il s’accompagne d’une certaine irréversibilité qui va peser sur l’avenir de l’entreprise. Une organisation pourra préférer un projet moins rentable avec un plus grand degré de flexibilité (modification de la taille, durée…).

 

L’Intégration sociétale et environnementale d’un projet. La presse généraliste et spécialiste se fait régulièrement l’écho des comportements peu éthiques de certaines organisations, souvent évoqués au travers de plan de restructuration / primes de départ des dirigeants, de l’impact environnemental de celles-ci.

Il existe actuellement un consensus pour dire que la performance d’une entreprise ne peut plus se limiter à la seule dimension financière. En effet, il est impossible de générer de profit durablement en privilégiant la réduction systématique et drastique des coûts au mépris des salariés, des consommateurs et de l’environnement. Aussi, depuis quelques années, une vision globale de la performance émerge.

 

La performance globale comprend trois dimensions : économique (ou financière), sociale et environnementale. D’où le fait d’intégrer dans les critères de sélection, l’intégration de l’impact social et environnemental d’un projet.

 

 


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